Barbarians

20h30 samedi et 16h dimanche. Billetterie : points de vente habituels, librairie Le Carré des Mots ou sur www.theatre-liberte.fr Une trilogie de Hofesh Shechter : 1re partie « the barbarians in love » 2e partie « tHE bAD » 3e partie « Two completely different angles of the same fucking thing » Avec la Hofesh Shechter Company Le corps rendu à sa sauvagerie peut-il nous sauver du désordre amoureux ? Surdoué de la danse contemporaine et ancien de la Batsheva Dance Company, l’Israélien Hofesh Shechter livre une chorégraphie d’une folle énergie. Création Festival d’Avignon 2015. ++++++++++ Hofesh Shechter conçoit sa danse à travers trois injonctions : « chaos, insurrection, devenir ». Cette dernière création illustre bien ce projet artistique forgé sous les signes de l’urgence et de l’insoumission. En habits blancs, les gestes contraints, les interprètes semblent au départ bien inhibés. Mais le rythme s’emballe, les gestes se libèrent et habillés d’or, ils entrent peu à peu dans une transe collective. Conçue sur le sujet de la « banalité de l’amour » selon son auteur, barbarians dépasse clairement son sujet et interroge : qu’est-ce qu’être un homme/une femme ? Comment s’abandonne-t-on à nos sens ? Pour quelle finalité ? Portés par une chorégraphie d’ensemble limpide et nerveuse, les six danseurs à l’énergie tellurique évoluent peu à peu vers la bestialité. Ironique, parfois sombre, la pièce divisée en trois parties (sextet, quintet, duo) est introduite par de la musique baroque pour mieux, dans un second temps, gifler l’espace avec des rythmes techno. Le chorégraphe, révélé par Political Mother en 2010, signe cette bande-son, comme un maître de cérémonie prodiguant au public une véritable expérience physique.