Calek

20h30. D’après les mémoires de Calek Perechodnik ; Traduction : Paul Zawadzki ; Adaptation : Charles Berling et Sylvie Ballul Avec Charles Berling Un homme aux avant-postes des horreurs de l’Holocauste : première adaptation à la scène de ce texte bouleversant d’un Juif Polonais, qui bouscule nos coupables passivités. Création Théâtre Liberté 2015 Assister au départ de sa femme et de sa fille, ignorant qu’elles seront supprimées à Treblinka, comme 8 000 autres Juifs de la ville d’Otwock en Pologne. Ne rester qu’en compagnie de fantômes, auxquels on se confie pour ne pas devenir fou. Comment y survivre ? Comme des millions de victimes broyées par l’horreur systématisée des nazis, Calek Perechodnik s’est tu. Mais le 7 mai 1943, se sachant perdu, l’homme décide de tout livrer à son journal, comme une purge quotidienne devant l’insoutenable. Un récit-bouteille à la mer pour tenter de sauver l’humanité, malgré elle, et se sauver soi-même de n’avoir rien fait. Ou trop tard… Un homme seul au ban de la société, une confession, une situation de survie désespérée : après Dreck (repris cette saison au Liberté), Charles Berling fouille à nouveau les zones incertaines de l’humanité, le moment où tout bascule. Sauf qu’ici, rien n’est fiction… Le témoignage de Calek Perechodnik s’est révélé d’une grande valeur historique : le récit déposé au Mémorial de Yad Vashem en Israël reste à ce jour peu connu du grand public. Pour Charles Berling, Calek apparaît comme un défi de théâtre, une expression essentielle et courageuse pour tenter d’endiguer les nouvelles barbaries naissant sous nos yeux.