Cendrillon

Sur son lit de mort, la mère d’une très jeune fille articule tant bien que mal ses dernières paroles. Et la très jeune fille comprend avec beaucoup d’imagination qu’elle lui demande de ne jamais cesser de penser à elle, à chaque instant sou speine de la faire mourir “pour de bon”… Ce malentendu va conditionner la vie de la très jeune fille qui va se contraindre dans cette promesse jusqu’à de très grandes souffrances. Une belle-mère d’une malveillante bêtise et ses deux filles, irrésistibles portraits d’adolescentes modernes, un père sans consistance aucune et le tableau est dressé. Jusqu’à ce qu’intervienne une fée désabusée et particulièrement peu douée pour la magie… Et un prince un peu moins charmant que de coutume. Comme il l’avait déjà fait avec Pinocchio et Le Petit Chaperon Rouge, l’auteur-metteur en scène Joël Pommerat reprend à son compte les motifs du conte, ses merveilles déployées sur fond de deuil difficile, de communication brouillée et de violences relationnelles et réécrit librement Cendrillon.