Doubaley

En tant qu’objet regardé, l’interprétation peut être comparée au reflet du miroir. Elle est l’image véhiculée de l’artiste, entre réel et imaginaire. Pour le danseur et le chorégraphe, le miroir – doubaley – est l’outil central de ce travail sur l’image. À travers son prisme, on franchit une frontière entre visible et invisible : créer, c’est passer de l’autre côté; une fois franchi le pas, plus aucun geste, ni aucun son n’aura le même éclat. Après une longue coopération avec Seydou Boro, le chorégraphe Salia Sanou se met en scène avec la violoniste Takumi Fukushima, pour associer l’intangible et le concret, le mouvement et le matériau et offrir au spectateur unep léiade de jeux d’images.