Émile Savitry (1903-1967) – Un photographe de Montparnasse

Entrée libre. Gratuit. Ouvert du mardi au samedi de 12h à 18h. Fermé les dimanches, lundis et jours fériés. Fermé en octobre pour travaux : réouverture le samedi 8 novembre. Jusqu’au 27 septembre Émile Savitry, formé aux Beaux-Arts de Valence, puis aux Arts Décoratifs à Paris, commença sa carrière artistique comme peintre. Installé à Montparnasse il se lie avec Derain, les poètes Robert Desnos et Aragon. Parallèlement il adhère au mouvement surréaliste. En 1929 il part en Polynésie avec un appareil photo, qui signe un tournant dans sa carrière : il sera photographe. De retour en 1930, c’est à Toulon qu’il rencontre et découvre Django Reinhardt et le lance dans le monde du jazz. Comme photographe, Savitry, collabore à de nombreux magazines et avec la prestigieuse agence Rapho, créée en 1933. Dès 1942, il démarre une carrière de photographe de plateau sur des films de Jean Grémillon, Pierre Billon, Marcel Carné et Jacques Prévert. En 1945, Il contribue avec ses amis photographes Brassaï, Ylla et Ergy Landau, Robert Doisneau et Izis à la réouverture de l’agence Rapho à Paris. Savitry poursuit ses collaborations avec les magazines Cavalcade, Point de vue, Picture Post et Réalités et entame une carrière de photographe de mode avec les magazines Vogue, Le Jardin des modes, Harper’s Bazaar. Dans les années 1960 il signe un retour remarqué à la peinture, couronné par le prix de la critique en 1962 et une exposition à Antibes, à la galerie Renée Laporte, en août 1963. « Cette exposition ravive le souvenir du Paris des années 1930 à 1950, terrain d’élection de Savitry qui y côtoyait alors les artistes et intellectuels du carrefour Vavin comme le petit peuple de Pigalle. Elle est l’occasion de mettre en lumière l’œuvre foisonnante, aux accents surréalistes et parfois mélancoliques, de ce peintre devenu photographe, ami de Brassaï, Jacques Prévert et Robert Doisneau. Elle nous invite à le suivre pas à pas, nous laissant happer par les nuits de Pigalle, des cafés de Montparnasse, des boîtes enfumées de Saint-Germain-des-Prés, portés par le swing des premières notes de jazz » (Sophie Malexis – commissaire de l’exposition).