Léo 38

“Vous me ferez plaisir en pensant que je suis, peut-être aussi, un homme.” Quand on parlait de Léo Ferré on faisait état de sa révolte, c’était la moindre des choses. Mais on faisait fréquemment état de son agressivité. Or, quand Monique Brun découvre ses entretiens, ce qu’elle entend à leur lecture n’est que conscience aiguë (celle de soi, de la solitude et des autres), empathie et délicatesse. Elle éprouve alors le désir immédiat du partage, fait le choix d’une interprétation a cappella et décide de naviguer du chant à la parole et du dit au chanté. Elle tente ainsi de mettre en lumière ce qui ne fit pas toujours l’unanimité : Léo Ferré était certes un magnifique chanteur mais il était avant tout un très grand poète.