Mistral, 100 ans après

De Mireille Durand-Gueriot, Majorale du Félibrige. Lectures : Thierry Belnet et André Neyton. “Qui se soucie de la vie, voire de l’oeuvre d’un écrivain mort il y a 100 ans, et qui plus est, n’ayant écrit qu’en langue d’oc ? Et pourtant, depuis des mois, partout en Provence, et même au delà, on célèbre le 100ème anniversaire de la mort de Frédéric Mistral. Le fait est qu’en ce début du XXIe siècle, parlerait-on, écrirait-on encore la langue d’Oc, l’enseignerait-on dans nos écoles, jouerait-on ou chanterait-on en provençal, en auvergnat, en gascon, en languedocien ou en limousin dans nos salles de spectacle et sur nos stades, ou encore devant les caméras de cinéma ou de télévision… s’il n’y avait pas eu Mistral ??? Derrière l’oeuvre poétique majeure, c’est un véritable projet de société, à vocation culturelle et linguistique, qu’ambitionna cet homme de génie. Ainsi, Mistral a depuis longtemps cessé d’appartenir à la Provence. C’est donc une réflexion sur Mistral qui est ici proposée, à travers sa vie, son oeuvre, et toute l’actualité de son discours.” Mireille Durand-Gueriot