Moi, Gaston Dominici, assassin par défaut

20h45 mardi et vendredi. 16h dimanche. Dans la nuit du 4 août 1952 une famille anglaise est assassinée sur le bord d’une route des Alpes de Haute-Provence où elle bivouaquait. Gaston Dominici propriétaire de la Grand’Terre à quelques mètres du crime, va être accusé par deux de ses fils d’en être l’auteur. Il sera condamné à mort sans que sa culpabilité ait été prouvée. Le spectacle pénètre le drame de ce paysan provençal, vieillard quasi illettré, au parler français approximatif, façonné par des codes étrangers au monde judiciaire, qui vit cette accusation à travers une confrontation dominée par l’incommunicabilité et le poids des décalages culturels. « Tout accusé disposant d’un vocabulaire de deux mille mots serait sorti à peu près indemne de ce procès », écrit Jean Giono qui y assista. Gaston Dominici était le coupable tout désigné pour répondre à l’impatience de l’opinion publique dans une affaire criminelle qui garde encore aujourd’hui son secret.