Nuits flamencas

Programmation : – Vendredi 26 : – Domingo Patricio à 19h30 : Le flûtiste qui a fait ses classes avec Salvador Gratacos est rapidement devenu un des instrumentistes les plus importants du flamenco. En quelques années, il a travaillé avec de nombreux artistes – Pepe de Lucia ou le trompettiste et chanteur Mark Ledford entre autres – et est aujourd’hui un des musiciens de Juan Carmona. Outre sa virtuosité, sa grande force est son instrument. Dans un univers traditionnel, les inflexions, les phrasés et les jeux de tonalités de la flûte traversière donnent à l’esprit de la musique flamenca un souffle incontestablement nouveau. – Juan de Juan à 22h : Le chorégraphe et danseur Juan de Juan fut élève puis interprète principal d’Antonio Canalès avant de fonder sa propre compagnie. Sa nouvelle création il l’a vue naître en regardant se déposer une à une au fil des ans les strates de son expérience et se former une danse qui n’appartient qu’à lui. Né dans la tradition, fidèle à ses racines, c’est dans “un vent de liberté” assumée (d’où l’expression A Mi Aire) qu’il débride sa créativité. Il dénude le flamenco pour le ramener à ses sources et redessiner sur scène, comme sur une toile vierge, les contours purs de son baile, comme par magie. – samedi 27 : – Diego Amador à 19h30 : Né dans une famille sévillane du quartier de Las Tres Mil, Diego Amador a naturellement été formé à la guitare flamenca. Multi instrumentiste par curiosité, il choisit le piano comme instrument de prédilection. Il accompagne aujourd’hui les plus grands noms de la danse flamenca – Belen Maya et Israel Galvan – et les maestros de la musique internationale – Chick Corea, Biréli Lagrène, Luis Salinas, Jorge Pardo… Riche de toutes ces influences, sa musique est un mariage unique entre le flamenco traditionnel et le jazz avant-gardiste parfois teinté d’éléments emprunts à la musique classique du début du 20e siècle. Mais profondément flamenco, Diego Amador joue de son piano et par de subtils effets rythmiques et harmoniques sait comme personne lui donner les inflexions d’une guitare flamenca. face à son clavier, il revisite les attaques, les esquives et les syncopes du cante jondo, le chant profond andalou. Sa voix enrouée, fiévreuse et nasale s’élance, prolongée par d’incandescentes rafales pianotées. – Marco Flores à 22h : Marco Flores est venu à la danse en autodidacte avant de se former avec les plus grands : Javier Latorre, Antonio Canales et Javier Baron. Sa virtuosité et son élégance naturelle en ont rapidement fait un des plus grands de la nouvelle génération. Avec De Flamencas, il s’entoure exclusivement de femmes. Accompagné de musiciennes et d’un corps de ballet il nous livre sa vision du flamenco et nous offre une danse en parfait équilibre entre légitimité et modernité, entre sérénité et assurance, entre les univers féminin et masculin qui jamais ne s’opposent mais se dédient tous deux à la grâce du flamenco.