Otis Taylor

Arrivé de nulle part ou plutôt du fin fond du Colorado, Otis Taylor impressionne. Un banjo, une guitare à la main ou un harmonica en bouche, il joue une musique sombre, obsédante, inclassable et intemporelle. Ça ressemble à du blues qui tournerait en boucle comme un leitmotiv sur un accord, une musique hypnotique, extatique et entêtante. Ça ressemble à du blues, mais c’est sa musique à lui, modèle déposé : le Trance-Blues. My world is gone, son dernier album, évoque l’histoire des peuples amérindiens qui ont vu leur monde disparaitre… dans le sang. Ses textes sont plus noirs que blues, massacres et tyrannie y trouvent bonne place mais sa musique dégage une étrange lumière.