Samedi détente

À 20h. Salle Fanny Ardant Billetterie : points de vente habituels, librairie Le Carré des Mots ou sur www.theatre-liberte.fr Durée : 1h15 Conception, texte et chorégraphie : Dorothée Munyaneza Avec Nadia Beugré, Alain Mahé et Dorothée Munyaneza. Vingt ans après le génocide rwandais, une survivante exorcise la violence, la mort et l’oubli dans un spectacle à la fois grave et vivifiant. Première création bouleversante d’une jeune chorégraphe. De la radio au Rwanda, on connaît la sinistre Mille Collines, qui a donné le signal du génocide des milices hutus contre les 800 000 victimes tutsies massacrées l’été 1994. Mais la radio de Dorothée Munyaneza c’est d’abord Samedi détente, l’émission de divertissement que sa communauté écoutait avant de fuir devant les machettes. Musiques et danses suscitant des instants d’insouciance, ces épiphanies hebdomadaires donnent toute sa profondeur au drame, quand la mémoire ressurgit vingt ans plus tard. Après un parcours d’interprète auprès d’artistes emblématiques tels Mark Tompkins, Robyn Orlin ou Rachid Ouramdane, Dorothée Munyaneza exhume de douloureux souvenirs qui nourrissent un premier spectacle au souffle vital. Avec la danseuse et chorégraphe ivoirienne Nadia Beugré, elle partage cette danse des corps rescapés, où joie et gravité se superposent en une catharsis nécessaire pour contrer la mort et l’oubli.