Terminus Istanbul Photographies de la collection Roger-Viollet 1890 – 1950

Entrée libre. Gratuit. Ouvert du mardi au samedi de 12h à 18h. Fermé les dimanches, lundis et jours fériés. Espace mythique, lien entre Orient et Occident, Istanbul accueille très tôt des milliers de touristes. Son patrimoine monumental, ses palaces et sa douceur de vivre, font la joie d’une clientèle aisée habituée de ce « port-monde ». Escale de croisières luxueuses et terminus du mythique Orient-Express, depuis 1883, Constantinople devient un rendez-vous international. Parallèlement, le développement de la Photographie documentaire depuis le milieu du XIXe siècle et la modernisation rapide des techniques (appareils plus maniables…), incitent les photographes occidentaux au voyage. Sur place, ils trouvent un relais appréciable auprès de nombreux ateliers de photographes, d’abord ouverts par des occidentaux (James Robertson, Felice Beato…), puis par des citoyens de l’Empire Ottoman comme les arméniens Abdullah, ou les syriens Sebah. Cette exposition propose autour d’une soixantaine de photographies issues des fonds d’archives de l’agence Roger-Viollet, une promenade dans l’Istanbul de la fin du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. Les monuments, l’activité du Bosphore, le grand bazar, la gare de l’Orient-Express, une évocation de la présence de Pierre Loti… ou comment la photographie servit à diffuser une imagerie très codée de la capitale Ottomane en Occident, en un écho au développement du tourisme. Le nom de la famille Roger-Viollet est devenu celui de la célèbre agence parisienne de photographies de la rue de Seine, fondée en 1938 par la journaliste Hélène Roger-Viollet sur la base initiale du fonds photographique constitué par son père Henri Roger-Viollet (1869 – 1946), ingénieur et photographe chevronné. L’agence fut reprise par la ville de Paris en 1985 et rassemble aujourd’hui près de huit millions de clichés. Cette exposition s’inscrit dans la programmation du Festival Scène Grand Écran « Istanbul », du 13 au 17 mai 2014, initié par le Centre National du Théâtre, en collaboration avec le Théâtre Liberté.