Les Chevaliers de la Table ronde

Rien ne va plus dans la Bretagne de l’âge d’or chevaleresque. Le duc Rodomont offre sa fille Angélique au vainqueur du tournoi ! Mais la devise « sans peur et sans reproche » ne sied pas vraiment aux chevaliers dont la couardise apparaît au grand jour. Malgré son statut d’enchanteur, Merlin est tout aussi ridicule. La noblesse n’est pas non plus la première qualité des princesses Totoche et Angélique, tandis que la fée Mélusine tente d’ensorceler Roland de Roncevaux. Après Phi-Phi, Croquefer et Tulipatan et La Grande Duchesse, les Brigands ont temporairement pris congé du répertoire d’Offenbach pour s’emparer de la première œuvre majeure de son rival Hervé. On y retrouve toute l’efficacité du compositeur toqué : sens de la parodie, rythme endiablé et mélodies accrocheuses. Avec toujours la même réjouissante vigueur dans la bouffonnerie et une distribution ambitieuse (treize chanteurs et douze instrumentistes !), la troupe de Pierre-André Weitz (mise en scène, scénographie, costumes) et Christophe Grapperon (direction musicale) sert à merveille l’esprit de surenchère comique et scabreuse d’un registre dont ils sont devenus experts. À noter : spectacle en audiodescription le 18 décembre.