Une année sans été

Ce texte (…) met en scène cinq jeunes garçons et filles confrontés aux grandes questions de l’existence : la création (au sens artistique et existentiel), la question du devenir, de la responsabilité face à son avenir, ainsi que l’amour et la mort. L’action se situe au début du XXème siècle. L’écriture est simple, épurée. Elle laisse un espace très ouvert à l’imagination et même à l’abstraction. La parole sonne juste. Catherine Anne a trouvé un équilibre entre romantisme, sentimentalisme et cruauté. Noirceur et légèreté. J’aime beaucoup cela. C’est une pièce très pertinente sur la jeunesse. L’entrée dans l’âge adulte, le passage entre enfance et âge adulte. Le bousculement des questions propres à cette période de la vie, l’enchevêtrement des désirs et des peurs, la révolte contre l’ordre établi, les parents et le besoin de créer de nouveaux repères, la tension entre utopie et recherche d’authenticité (…)